Ne pas faire ou trop faire ! Les 2 derniers obstacles au Calme Mental

Apprendre à Méditer vers le Calme Mental

RÉTROSPECTIVE

  • La philosophie bouddhiste tibétaine explique que tous les enseignements du Bouddha sont inclus dans deux sortes de méditation
    1. Calme Mental
    2. Vision Supérieure
  • Shantideva insiste pour que l’on développe le calme mental en premier, et la vision supérieure ensuite.
  • Le calme mental est donc la fondation nécessaire pour débuter le chemin primordial de la sagesse.
  • La concentration permet la sérénité en diminuant les émotions, et la sagesse c’est elle qui permet d’éliminer ensuite les perturbations à la racine.
  • Mais on peut utiliser la sagesse et la réflexion pendant notre progression vers le calme mental.
  • Les 2 sont complémentaires.
  • Plus on est calme, plus notre analyse et compréhension seront meilleures.
  • La 10ème étape c’est le calme mental
  • La 11ème étape est le début du chemin de la vision supérieure.
  • Toutes les étapes sont dans la direction du calme mental, mais la 10ème c’est l’accomplissement.
  • La 10ème étape fait naître la souplesse de l’esprit qui permettra de développer la compréhension de la nature des phénomènes par l’analyse profonde de la vision supérieure.
  • Pendant le chemin du calme mental, nos efforts de réflexion font partie du chemin de la vision supérieure.
  • Dans notre conscience existe 5 obstacles au calme mental : la paresse, l’oubli, l’agitation et le relâchement, ainsi que de ne pas appliquer les conseils et finalement d'appliquer des techniques lorsque cela n'est pas nécessaire.
  • La vigilance est l’antidote qui viendra après l’attention, et qui ne peut pas éliminer à elle seule l’agitation et le relâchement.
  • La vigilance a la fonction de détecter la présence des obstacles

Être attentif et conscient est excellent mais cela ne veut pas dire que le travail est terminé.

  • Il faut aussi apprendre à considérer les qualités des autres et mettre moins l’emphase sur les nôtres.
  • Il serait plus convenable de mettre plus d’attention à nos propres défauts plutôt qu’à ceux des autres.
  • La meilleure attitude est de travailler à nos propres défauts et d’apprécier les qualités des autres.
  • Prendre conscience de nos défauts est essentiel, sinon on ne peut pas avancer.
  • De réaliser ce qui nous empêche d’être heureux et d’atteindre l’éveil est d’une grande importance.
  • Donc la vigilance nous aide à observer les moindres détails de notre esprit.
  • Mais au début du chemin, la vigilance est faible et on ne voit pas l’ampleur de l’agitation et du relâchement en notre esprit.

Une fois qu’on a une meilleure attention / vigilance qu’est-ce qui ensuite nous nuire sur le chemin du calme mental ?

OBSTACLE de la NON-APPLICATION et son antidote l’APPLICATION

  • Notre esprit est conscient de la présence d’agitation et du relâchement mais ne s’applique pas activement à combattre les obstacles.
  • Comme être conscient d’avoir un problème mais de ne rien faire pour le résoudre. 
  • Être conscient d’un problème c’est la première étape, ensuite il faut agir pour résoudre la situation.
  • Ou être conscient d’être malade et de ne rien faire pour guérir.
  • Donc si on ne fait rien au bout du compte pour résoudre un problème, cela ne sert pas à grand-chose d’être conscient du problème au départ.
  • C’est pourquoi la vigilance est un antidote partiel qui a besoin du support de d’autres actions pour combattre les obstacles.

Donc le 4ème obstacle est l’absence ou la non application.

  • Être conscient d’un problème est une chose.
  • Découvrir ce qui nuit à notre bonheur est excellent.
  • Mais laisser aller sans rien faire est le prochain obstacle.
  • C’est ce qui s’appelle la négligence de ne pas utiliser les antidotes.
  • C’est le problème qui se présente avec le 4ème obstacle.

Il y a des gens qui disent d’être conscient d’avoir tel défaut qui leur nuise mais ils n’ont pas la motivation de changer ni de faire des efforts pour s’améliorer. C’est ce qui arrive ici - de ne pas faire d’efforts pour se libérer positivement de ce qui est négatif chez soi est ce qui empêche le développement de l’esprit.

Quel serait l’antidote à l’obstacle de la non application ? C'est l’Application !

  • Le problème est de ne rien faire.
  • La solution est de faire quelque chose.
  • Utiliser un antidote pour surmonter un obstacle.
  • Le 4ème obstacle 4/5 avec le 7ème antidote 7/8

Que doit-on faire fait vis-à-vis l’agitation et le relâchement ?

LAMA TSONGKHAPA - Le Grand Lamrim

Il explique que l’antidote réel au relâchement mental est la réflexion sur les bienfaits de l’esprit d’éveil, la précieuse vie humaine, l’impermanence.

Pourquoi dit-il cela ?

  • Parce que quand l’esprit tombe dans le relâchement, il manque de vivacité et de vigueur, il s’alourdit et il manque d’énergie, la paresse s’installe.

IMPERMANENCE

  • Si on nous apprenait qu’il nous reste que 1 semaine à vivre, qu’arriverait-il ?
  • Tout de suite notre esprit se réveillerait, et il n’y aurait pas de léthargie ni de sommeil.
  • On cherchait à s’activer et à profiter du temps qu’il reste.
  • Ne pas perdre 1 hrs, 1 jours…
  • On deviendrait anxieux de ne pas faire quelque chose.

 

Si le relâchement se manifeste pendant qu’on conduit (fatigue), et qu’on est sur le point d’avoir un accident avec une autre voiture, tout de suite l’esprit se réveille et s’active à éviter l’accident.

  • Lorsqu’une circonstance extérieure se présentent dangereusement, cela apporte de l’énergie et de la vigueur.

Nous avons un devoir à remettre dans 7 jours mais nous attendons à la dernière minute. Ce qui fait que l’on devra beaucoup s’activer et se concentrer pour travailler et remettre le travail à temps.

  • Dans la philosophie bouddhiste tibétaine, ce qui nous aide à nous libérer de cette torpeur, noirceur, léthargie, sommeil et relâchement qui perturbent notre esprit tout le temps, c’est d’éveiller notre esprit avec des réflexions appropriées qui vont nous aider à avoir plus d’énergie.
  • Ces réflexions sont beaucoup valorisées dans la philosophie bouddhiste tibétaine comme le sujet de la précieuse vie humaine qui est grandement expliqué dans le Lamrim et les Soutras.

PRÉCIEUSE VIE HUMAINE

  • Dans la philosophie bouddhiste tibétaine, une vie est quelque chose de très court. Nous avons eu de nombreuses formes de vie auparavant et cela va continuer encore et encore.
  • MAIS une vie humaine est également extrêmement < rare > et < précieuse >.
  • La vie humaine est la forme du contenant qui a le plus de valeur pour évoluer parmi toutes les formes de vie différentes de l’Univers.
  • Il est plus facile de considérer la forme animale pour comprendre : Un chat ou un chien qui ont une belle vie, bon proprio, bonne nourriture, chaleur, ambiance calme et sécuritaire, bonne santé, longue vie, etc.
  • Mais du point de vue bouddhiste, cela ne constitue pas une vie favorable comme peut l’être la vie humaine pour se développer spirituellement avec la réflexion sage.
  • Ce serait mieux une vie humaine déplaisante qu’une vie animale plaisante.

POURQUOI ?

  • Une vie animale si agréable soit-elle, ne comporte pas les conditions pour évoluer spirituellement.
  • L’esprit animal a des capacités de réflexions inférieures à celles de l’être humain.
  • Un animal est comme prisonnier de sa situation, de ses fonctions cérébrales limitées et d’un manque de sagesse de l’esprit.
  • L’humain lui peut définitivement se développer et réaliser de grands accomplissements pour son propre développement et celui des autres.
  • Malheureusement, les grandes facultés de l’intelligence humaine peuvent être orientées pour faire le mal et nuire aux autres, mais heureusement pour faire également de belles choses au bénéfice de l’humanité, cela dépend de la motivation.
  • Une bonne motivation permet des choses extraordinaires !
  • Seulement le support de la vie humaine permet d’atteindre l’éveil.

La philosophie bouddhiste tibétaine explique que le but de la vie est de trouver le bonheur véritable et durable, ce qui est possible avec la forme d’un être humain et impossible avec une autre formes de vie, qui elles, permettent quand même des possibilités de bonheurs temporaires et éphémères.

DALAI LAMA

Si on consacre tout son temps exclusivement à des besoins matériels temporaires, notre vie ne vaut pas mieux que celle d’un animal.

  • Que serait même préférable d’être un animal dans le sens qu’il ne va pas consacrer tout son temps à des actions négatives ou cultiver de l’angoisse et de l’anxiété en exagérant inutilement les émotions.
  • Autrement dit, vivre une vie humaine juste pour le plaisir ne sera pas une utilisation qui a du sens.

Réfléchir à la précieuse vie humaine et à l’impermanence aide à réveiller l’esprit de sa torpeur.

La philosophie bouddhiste tibétaine rajoute le mot < précieuse > à vie humaine en raison d’une distinction de conditions favorables qui ne sont pas toutes présentes à la vie humaine en générale.

  • La précieuse vie humaine demande un corps mais aussi des caractéristiques spécifiques qui sont 8 libertés et 10 richesses
  • Mais au bout du compte, l’important est d’avoir des capacités pour réfléchir en profondeur.
  • Exemple, il y a des êtres humains avec des facultés cérébrales endommagées.
  • Ou bien, avec des handicaps visuels ou auditifs qui nuisent pour recevoir des enseignements ou un mental affecté par de grandes afflictions.
  • Si nous possédons toutes nos facultés et capacités c’est excellent !
  • Mais encore faut-il que l’enseignement du Dharma existe là où nous vivons pour faire évoluer notre réflexion.
  • Certains ont toutes les capacités physiques et mentales, la richesse, accès aux enseignements, ils sont intelligents mais quand même ils sont toujours malheureux.
  • Ce qui est rare dans la précieuse vie humaine, est surtout de pouvoir réfléchir et d’apprécier étudier et pratiquer pour évoluer, cela est d’une grande valeur.
  • Ce n’est pas d’y penser une fois ou deux, mais d’y réfléchir et d’approfondir tout en conservant en nous, de garder à l’esprit, c’est ça qui serait plus qu’excellent !
  • Développer l’idée de cette vie rare et précieuse, mais néanmoins fragile et éphémère avec la réalité de l’impermanence apportera de l’énergie à faire des efforts positifs chaque jour et de ne pas perdre du temps pour essayer de progresser.

On devrait regarder et voir notre vie de cette manière :

  • Mirage
  • Fumée
  • Bougie
  • Goutte de rosée
  • Bulle
  • Rêve
  • Eclair
  • Nuage

Tous les phénomènes composés sont impermanents, notre vie incluse !

  • Dès que la vie commence, elle commence à se terminer un peu chaque jour.
  • De plus, elle est fragile et brève.
  • Nombreux perdent la vie jeune, voir dans le ventre de leur mère.
  • Dès qu’il y a naissance, la vie peut s’arrêter à tout moment !
  • Durant la vie, maladies, dangers, accidents, beaucoup de choses nuisent à la vie.
  • Demain n’est jamais certain !
  • Personne ne peut attester qu’il sera en vie demain, personne ne peut savoir quand la vie sera terminée.
  • De garder à l’esprit, tout le temps, que nous possédons une occasion extraordinaire de la vie rare et précieuse dotée de libertés et de richesses merveilleuses.
  • De pouvoir s’exprimer librement, alors que d’autres ne le peuvent pas.
  • D’être en sécurité, alors que d’autres vivent la guerre, les famines et la pauvreté.
  • De réfléchir à notre situation très positive et favorable.
  • Que nous sommes privilégiés !

Renforcer cette réflexion aidera la profondeur de notre compréhension et à y voir plus clair.

En gardant cela en mémoire, réfléchir à la nature de cette existence.

  • Prendre conscience que je suis dans une situation excellente et que chaque jour qui passe, est un jour de moins dans ce corps là.
  • Que la certitude de mourir est de 100% et qu’aucune garanti d’être toujours vivant demain.
  • C’est 2 réflexions nous aideront chaque jour à mieux pratiquer et à faire des efforts.
  • Nourrir la grande chance et grande valeur de la vie aujourd’hui - qui n’est pas certaine demain.
  • Et ce même si nous avons des difficultés et des problèmes.
  • Comme tout le monde d’ailleurs.
  • L’adversité est normale.
  • Nous réjouir et être motivé au lieu de se décourager.
  • La réjouissance aide notre tolérance et change notre appréciation des choses.

Ces antidotes de la réflexion de l’impermanence et de la précieuse vie humaine sont les meilleurs outils pour nous libérer du relâchement selon Lama Tsongkhapa.

Car le relâchement est plus difficile à surmonter que l’agitation, car il est plus subtil, plus coriace.

Autres solutions réfléchir aussi à des sujets joyeux :

  • Pas de se réjouir de faire la fête le vendredi soir !
  • Mais la compassion...
  • L’amour universel...
  • L’esprit d’éveil...
  • Les qualités du chemin de l’éveil...
  • Qui nous aiderons à être plus heureux et mieux motivés...
  • Elles vont nous stimuler et diminuer le relâchement !

Voilà les meilleures techniques pour vaincre le relâchement !

CONSEILS PRATIQUES CONTRE LE RELÂCHEMENT

  • Esprit trop noirceur / torpeur ? Utilisez votre objet plus lumineux !
  • Faire une pause...
  • Ouvrir les yeux...
  • Regarder le ciel et le soleil...
  • Faire une petite marche...
  • Boire du thé...
  • Mettre de l’eau au visage...

 Egalement,

  • Yeux fermés entraîne le relâchement...
  • Faire une pause et regarder autour de soi aidera à retrouver plus d’énergie...
  • Ou bien faire apparaître de la lumière dans notre ciel mental...
  • Imaginer la noirceur amènera le sommeil, mais amener la lumière apportera de la vigueur...
  • Notre objet lumineux aidera pour ne pas tomber dans le relâchement...

 Finalement,

  • Méditer sur montagne apporte de la fraîcheur en été...
  • Dans les plaines, de la chaleur en hivers...
  • Beaucoup de méditant aiment la forêt...
  • Boire du thé nous aidera à nous réveiller...

 Autres exemples,

  • Certains méditant s’aspergent avec de l’eau en utilisant une plume pour se réveiller...
  • D’autres auront un bol d’eau en équilibre sur la tête !
  • S’arrêter, sortir un peu et marcher quelques minutes...
  • Prendre une douche froide !

Si on avait bien compris et intégrer les enseignements, on n’aurait pas besoin de techniques extérieurs pour combattre les obstacles.

CONSEILS PRATIQUES CONTRE L’AGITATION MENTALE

  • L’agitation est reliée avec le désir attachement.
  • Il existe plusieurs formes de dispersion de l’esprit, distractions et agitations.
  • Le singe c’est la dispersion qui est négative quand elle devient une distraction ou affliction mentale.
  • Mais l’esprit pourrait être dispersé par quelque chose de positif.
  • Distraction négative survient avec colère, attachement ou ignorance.
  • Mais c’est la distraction en lien avec l’attachement qui est l’agitation mentale et la plus coriace et difficile.
  • La nature négative de l’attachement est subtile et difficile à reconnaître
  • Sur l’image, il y a les 5 objets des sens qui suscitent l’attachement et la distraction et qui occasionnent les obstacles au calme mental.

 

  • Une fois le calme mental, la vision supérieure n’est pas encore développée ni la compréhension profonde de la vacuité car il reste toujours de l’attachement, mais pas en lien avec les 5 objets des sens.
  • L’attachement est plus subtil et le travail s’effectue plus en profondeur.
  • Les Objets des sens nuisent au débutant.
  • Ils ne sont pas les obstacles en tant que tel.
  • C’est l’attachement à ces objets qui est l’obstacle.
  • Les objets des sens encouragent l’attachement et l’attraction supporte l’agitation qui elle fait obstacle à notre calme intérieur.
  • L’attachement veut beaucoup de choses matérielles qui maintient un mouvement perpétuel de l’esprit et notre énergie n’est pas stable
  • Cela amène la fatigue et la maladie.

Pendant la méditation, trop penser à ce que l’on veut obtenir ou faire, plein de choses, cela pourrait ne pas ressembler à de l’agitation, mais le fait de penser à ces choses démontre qu’il y a de l’attachement et du mouvement.

  • Ce mouvement de trop penser c’est parce que nous sommes attachés.
  • L’esprit attaché ne peut s’arrêter de bouger.

LAMA TSONGKHAPA

< Pour arrêter l’agitation, il faut méditer sur le détachement >

  • Le détachement est de méditer sur les défauts et désavantages de l’objet d’attachement qui nous attire.
  • L’attachement s’est de trop voir et considérer des aspects qui nous semble exagérément positifs, agréables et plaisants, à un point que l’on veut obtenir et posséder l’objet de notre désir.
  • L’attachement est une vision étroite et pas équilibrée qui oublie de tenir compte de tous les aspects d’une chose en se concentrant fortement sur les côtés agréables.
  • C’est de trop embellir mentalement les choses au point de ne pas pouvoir s’en séparer et d’expérimenter la souffrance au moment de la séparation avec cet objet d’attachement.

AUTRES CONSEILS PRATIQUES

  • Se dire que ce n’est pas en essayant d’obtenir tout ce que l’on désire que l’on va pouvoir être heureux;
  • De développer une forme de satisfaction régulière et stable avec le contentement de la vie que nous avons simplement;
  • Tant que l’esprit sera sous l’effet du voile du désir-attachement, on ne pourra jamais être pleinement satisfait et heureux;
  • Ou bien si on souhaite trop avoir un beau bateau, une belle voiture ou une grande maison, de penser aux paiements et tout le travail que l’on devra faire pour avoir l’argent.
  • Le défaut est que l’on va devoir beaucoup travailler et très peu en profiter faute de temps;

  

  • Se dire qu’avoir plus, plus, plus, est-ce que cela pourra vraiment nous rendre heureux ?
  • En réfléchissant bien, on peut faire de meilleurs choix éclairés.
  • De penser plus à ce qui vraiment apporter un vrai bonheur et à ce qui est inutile dans la vie.
  • Les défauts du désir est qu’il finit toujours par grandir et de ne jamais diminuer.
  • Il est toujours excessif et il rend toujours malheureux.
  • Sa fonction est d’apporter la souffrance.
  • Même dans la mort, rien ne nous suivra.
  • Et il sera difficile de se séparer des choses et des personnes auxquelles nous avons beaucoup d’attachement.
  • Nous pourrions vivre à ce moment, beaucoup de souffrances car obligés de se séparer.

L’idée est de ne pas développé trop d’attachement et de vouloir toujours plus, en s’aidant avec la pensée de l’impermanence car les choses ne peuvent pas offrir de vraies joies ou de pleines satisfactions, plutôt la souffrance de l’insatisfaction.

Cette réflexion est donc l’antidote réel à l’agitation mentale qui existe à cause de l’attachement excessif aux choses de la vie.

EXEMPLES

  • La vie de moine...
  • Le choix de vie simple des personnes laïcs...
  • Ce sont des choix basés sur une réflexion...
  • Choisir un mode de vie différent c’est parce que l’on a réalisé qu’une vie compliquée ne rendra pas heureux...

CONSEILS LORSQUE TROP DIFFICILE DE SE LIBÉRER DE L’ATTACHEMENT

  • Récitation de mantras...
  • Certains rituels avec des paroles...
  • Concentrer l’esprit sur le souffle...

On vient de regarder le 4ème obstacle avec son antidote d’appliquer des conseils pratiques comme solutions.

Qu’est-ce qui reste comme obstacle ?

  • A la 8ème étape l’éléphant est tout blanc et plus de singe.
  • A cette étape, la seule chose qui reste à faire pour atteindre le calme mental complet est de ne rien faire, de demeurer dans l’équilibre méditatif.

OBSTACLE APPLICATION EXCESSIVE – ANTIDOTE NON APPLICATION

Une fois que l’on a tout fait, il reste néanmoins un mouvement léger de l’esprit, et c’est là qu’il ne faut rien faire. De ne rien appliquer.

  • Cela s’appelle l’équanimité de la non application.
  • C’est de garder l’esprit en total équilibre.
  • Le problème ici est qu’avant il y avait beaucoup d’obstacles et nous avons développé l’habitude de toujours faire quelque chose, d’appliquer un antidote à tel ou tel obstacle.

Nous participons à une course, mais une fois terminée, notre cœur continue de battre très fort, de pomper du sang. Cela prendra du temps pour se calmer et revenir à un fonctionnement normal.

  • Même chose pour que notre esprit arrive à l’équilibre, au bout du chemin de la montagne.
  • Au bout du chemin, dans la grotte, l’esprit n’a plus besoin de faire quelque chose, ni d’appliquer quoi que ce soit car il n’y a plus d’obstacles.
  • Il doit seulement s’établir dans l’équilibre et s’y maintenir.

3 sortes d’équanimité (équilibre)

  • Equanimité en tant que sensations...
    • Plaisantes
    • Déplaisantes
    • Neutres
  • Equanimité envers tous les êtres...
    • Amis
    • Ennemis
    • Etrangers
  • Equanimité d’application...

ASANGA (Compendium de la Connaissance Supérieure)

< Peu importe l’objet sur lequel l’esprit repose, l’équanimité en rend l’expérience neutre. Sa fonction est de ne laisser aucune place aux états perturbés >

L’équanimité est une fonction de l’esprit de nature vertueuse qui permet à l’esprit de ne pas tomber dans les perturbations.

  • Un esprit équilibré...
  • Ni trop agité, ni trop détendu...

Déjà si on s’entraîne à l’équanimité envers tous les êtres, c’est un pas de géant.

  • C’est une vision large de l’amour envers tous les êtres sensibles qui permet de ne plus développer d’attachement envers les amis ou de colère envers les ennemis.
 

 Les Obstacles 4 et 5 dans le livre Apprendre à Méditer du maître bouddhiste tibétain Lama Samten et les formations du Calme Mental au Centre Paramita.

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