MÉDITATION : Diminuer les Désirs Perturbés

Apprendre à Méditer vers le Calme Mental

Au Tibet, le désir en lui-même n’est ni de nature négative ou positive. Cela dépend vers quoi il est dirigé. Certains désirs sont toutefois considérés comme négatifs car ils produisent les causes de la souffrance. Ils sont sources d’insatisfaction au final et se transforment en perturbations négatives par la suite.

 Selon la philosophie bouddhiste tibétaine, qu’est-ce qui nous maintient dans la souffrance, c’est le désir < incontrôlé >, celui qui ne sera jamais satisfait car il ne connaît aucunes limites.

 La nature même du désir négatif, en lien avec l’attachement, est d’être agréable au début mais de toujours se transformer en souffrances à la fin, car il croît de plus en plus, encore et encore, sans s’arrêter. Nous pensons initialement qu’assouvir un désir est positif et agréable, et que cela peut représenter un certain bonheur au début, mais au contraire, à la fin, il n’apporte que des problèmes et de la souffrance. Le désir est donc subtil et difficile à reconnaître comme négatif en raison de son aspect attrayant au début.

 Le désir-attachement est donc négatif car il n’apporte jamais le bonheur au bout du compte et toujours la souffrance.

 Par exemple, le fait d’être très riche et de pouvoir réaliser nos moindres désirs, les plus fous soient-ils, apporte-t-il nécessairement le bonheur ?

 Le désir s’alimente de lui-même, il ne cesse de croître toujours plus, ce n’est jamais assez, encore et encore il faut plus ou mieux, c’est sans fin. Un peu comme boire de l’eau salée, nous aurons de plus en plus soif, avec les conséquences négatives du sel au bout du compte.

 Si on veut trouver un certain degré de paix et développer le calme intérieur, on doit pouvoir s’imposer positivement des limites soi-même, pour contrer les effets négatifs que d’assouvir nos désirs sans restriction.

 Il s’agit tout d’abord de reconnaître que les désirs incessants ne s’arrêteront jamais d’eux-mêmes, si nous ne fixons pas des règles claires pour les diminuer et ne pas les encourager.

 Le problème est que le désir dirige l’esprit vers ses propres intérêts et besoins, souvent inutiles, et cela fait obstacle à notre recherche de la paix intérieure.

 En fait, le désir c’est de toujours courir après quelque chose dont nous imaginons avoir besoin, ce qui nous empêche d’être calme.

 Cette attitude non disciplinée face aux désirs perturbés, encourage une agitation chronique qui se développe et prend de grandes proportions nuisibles, au lieu de diminuer.

 C’est donc à nous de mettre des limites au désir qui perturbe le bonheur que nous recherchons.

Du livre Apprendre à Méditer de Lama Samten :

Cela signifie ne pas avoir d’attachement pour ce qui ne nous est pas nécessaire et surtout ne pas avoir de désir-attachement envers ce qui nous complique la vie et nous occasionne des problèmes. Parce que nous désirons le bonheur et souhaitons éviter la souffrance, libérons-nous du désir-attachement, car sa nature même est de perturber l’esprit et d’engendrer la souffrance.

Dans Le Compendium de la connaissance supérieure d’Asanga :

Qu’est ce que le désir-attachement ? Lors de la considération d’un phénomène contaminé d’aspect attirant, ce facteur mental poursuit et s’attache à cet objet et en rend la séparation difficile. Sa fonction est de générer la souffrance. Si on le divise, il y a le désir-attachement au monde du désir et le désirattachement à l’existence conditionnée.

Tout comme il est difficile de retirer de l’huile qui s’est imprégnée dans un tissu, il est difficile de se séparer de l’objet auquel on s’est attaché. Par exemple, lorsqu’on regarde un objet et qu’on le manipule, une partie de l’esprit le désire et s’y accroche. Ensuite l’attachement croît et il devient difficile de s’en défaire.

 

 

Les Conditions Favorables 2/6 dans le livre Apprendre à Méditer du maître bouddhiste tibétain Lama Samten et les formations du Calme Mental au Centre Paramita.

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